Cette série revient sur l'histoire passionnante et étonnante de la disparition des plus grandes oeuvres d'art. Certaines ont été retrouvées, mais d'autres manquent encore à l'appel. Ce premier épisode s'intéresse à la plus grande collection de biens spoliés de tous les temps. Mars 2012, à Münich, la police fait une descente au domicile du collectionneur allemand Cornelius Gurrlit. Cela remet sur le devant de la scène une affaire oubliée pendant soixante ans, impliquant le trésor de guerre des nazis, l'Art dégénéré et la collection privée d'Hitler. Menant une vie de reclus, Cornelius Gurlitt conservait un millier d'oeuvres signées de peintres de renom comme Matisse, Chagall, Degas, Picasso... dont certaines n'ont jamais été vues. Quand elle est révélée par un magazine allemand, l'affaire frappe le monde entier. Qui est donc Cornelius Gurlitt ? Comment a-t-il réussi à passer inaperçu pendant si longtemps ? D'où viennent toutes ces oeuvres d'art ? Pour répondre à ces questions, nous remontons aux années 30 dans l'est de l'Allemagne, dans la ville natale du père de Cornelius, l'historien et marchand d'art Hildebrand Gurlitt. Ce dernier officiait au service de différents musées allemands et cotôyait les artistes allemand d'avant-garde et les expressionnistes contemporains. A l'arrivée des nazis au pouvoir, il devint rapidement un des plus grands marchands d'art à la solde du régime et un acteur clé dans la lutte contre l'Art dégénéré...
Réfugié en Russie, le joaillier Karl Fabergé se fait remarquer par le tsar et est nommé fournisseur officiel de la Cour impériale en 1885. Il commence alors à travailler sur une longue liste de cadeaux de Pâques. Le premier œuf est offert en 1885 par le tsar Alexandre III à son épouse Marie Fedorovna à l'occasion de Pâques et leurs 20 ans de mariage. Il reçoit dès lors une commande reconductible, honorée chaque année pendant 33 ans. Tous les ans, le tsar en offrait un à sa femme. Fabergé devait créer un œuf différent de son prédécesseur; et contenant une surprise destiné à ravir la tsarine. Sur les 50 œufs Fabergé fabriqués à l'époque impériale, plusieurs sont toujours manquants aujourd'hui. Aussi, lorsqu'en 2014, un Américain montre les clichés d'un œuf similaire à l'antiquaire londonien Wartski, c'est un événement ! D'autant qu'il s'agit bien du troisième œuf impérial disparu depuis 1902 !
Vincent Van Gogh a laissé derrière lui une incroyable quantité de tableaux. Son héritage artistique s'est retrouvé entre les mains de sa belle soeur, Johanna Bonger, qui avait dû rencontrer le frère de son mari deux ou trois fois dans sa vie seulement... Ce sera finalement grâce à elle que la célébrité de Van Gogh prendra son essor. Sans elle, le peintre aurait sombré dans l'oubli. Jeune fille instruite de la classe moyenne hollandaise, elle a fait connaître l'oeuvre de Van Gogh dans le monde entier.
Dès 1943, les Monuments Men, experts d'art, se donnent pour mission de parcourir l'Europe à la recherche des oeuvres d'art pillées par les nazis.
En 1911, «La Joconde» disparaît mystérieusement du Louvre : pendant deux ans, les théories les plus extravagantes circulent sur le sort du tableau.
Les Néerlandais ont mis du temps à apprécier «le maître de la lumière». Pendant 200 ans, Vermeer et son oeuvre sont totalement tombés dans l'oubli, laissant le champ libre à de nombreux falsificateurs.