Si l’on fait abstraction des problématiques liées aux théories du complot, on remarque dans cet univers un champ esthétique vaste s’apparentant à une nébuleuse de fragments. Des fragments de documents censurés, de captures d’écrans altérées et de photos abîmées, comme si l’image subissait physiquement la puissance du secret qu’elle colporte.
Dans le continent internet, de nouvelles formes d’histoires apparaissent. Des récits obscurs et terrifiants destinés à faire frémir le lecteur derrière son écran. Le principe est simple : créer un faux témoignage et le diffuser anonymement dans un espace numérique, propice par nature à la viralité qui les répand telles des rumeurs. Bienvenue dans le monde des CreepyPastas !
Dans ce nouveau territoire, les modes de langage peuvent prendre des formes surprenantes. Et lorsque Steve Wilight développa dans les années 90 un algorithme de compression d’images : le Graphic Interchange Format, il était loin de s’imaginer qu’il deviendrait un mode de communication où de courtes séquences animées permettent d’exprimer à la fois idées, concepts et émotions.
C’est l’histoire d’un belge d’un français et d’un allemand qui sont dans un avion... De cet avion et de cette blague, on ne connaîtra pas la chute car depuis quelques années l’humour a changé. Sur Internet, il a pris une forme inédite et protéiforme composée de nombreux fragments de la pop culture. À la fois référentiel et multiculturel, on lui a donné un nom : celui de Meme.
Il ne faut jamais se fier aux apparences, et cela est encore plus vrai sur Internet où s’expriment toutes formes de créativités, des plus délirantes aux plus traumatisantes. C’est dans cette émulsion permanente du grand réseau qu’ont commencé à émerger de nouvelles générations de dessins animés dont l’apparente naïveté n’est pas du tout appropriée à nos chères têtes blondes.
Quand notre pseudo ou notre photo de profil deviennent ambassadeurs de notre existence sur les réseaux sociaux. ÉPISODE 1 - Avatars : Du simple pseudo à la photo de profil, nous avons tous été amenés à choisir une représentation de nous-même pour apparaître sur les réseaux. Le terme Avatar désigne cette apparence virtuelle qui devient ambassadrice de notre existence numérique. Sur la carte du monde, il manque un continent. Il est fait de serveurs, de câbles et d’interactions virtuelles. C’est un continent invisible et pourtant, c’est ici que nous vivons désormais. Dans ce territoire intangible sont apparues de nouvelles esthétiques, de nouvelles pratiques et de nouvelles formes de langages destinés à communiquer nos idées, nos réflexions et nos émotions. Dans cet immense océan composé de 1 et de 0, une autre culture se dévoile, avec ses propres codes, ses propres croyances et autant de visions de la réalité. Si nous nous présentons à vous aujourd’hui, c’est pour vous inviter au plu