Le bowling fait partie intégrante de la culture populaire en Amérique depuis plus d'un siècle. Au Québec, il atteint des sommets à la fin des années 1950 avec la diffusion de L'heure des quilles à la télévision. Plusieurs ligues se forment à l'époque, et cette activité fait le bonheur des familles québécoises qui envahissent les allées le dimanche après-midi. Une partie coûte alors 0,03 $, soit l'équivalent d'un sac de croustilles et d'une boisson gazeuse!
Des salons de quilles poussent comme des champignons aux quatre coins du Québec au début des années 1970, mais rapidement, l'engouement du public s'essouffle. Pendant une quinzaine d'années, ce déclin oblige plusieurs propriétaires de salons de quilles à fermer leurs établissements. Malgré tout, de nombreux irréductibles quilleurs, dont Frank Buffa et François Lavigne, restent fidèles à leur sport et marquent cette époque grâce à leur style flamboyant.
Les années 1990 amènent un nouvel essor pour les quilles, dont on avait pourtant prédit la fin. Partout au Québec, les ligues se multiplient et les amateurs affluent dans les salles. Le retour du jeu à la télévision en 1992 est certainement un facteur important de cette résurrection qui fait des quilles le sport populaire le plus pratiqué au Québec. On voit même de plus en plus d'enfants s'y intéresser et même aspirer à la compétition de haut calibre. Tendance durable ou lubie passagère?