Charles Dubois, maire d'une petite ville de province, ne sait plus comment sauver l'inauguration imminente d'une nouvelle bretelle d'autoroute, menacée par une bande d'expulsés rageurs, encouragés en sous-main par l'opposition. Sa conseillère municipale préférée, Anne Le Guen, vole à son secours. La belle, toutefois, a d'autres chats à fouetter. Elle ne comprend pas pourquoi le service des urgences de l'hôpital, fondé par son défunt époux, doit fermer prochainement. Elle mène une rapide enquête et découvre que Charles Dubois est attaqué de ce côté-là aussi et qu'un vaste complot se trame contre lui...
Anne Le Guen connaît bien des ennuis. La filature locale, l'une des rares entreprises à fournir encore de l'emploi, est menacée de fermeture, et les employés ont déclenché une grève. Le préfet, le député et le patron, dont la mauvaise gestion est à l'origine des difficultés, mais qui est un ami d'enfance du maire, font pression sur la municipalité pour en finir au plus vite avec l'occupation des locaux. Comme si cela ne suffisait pas, les pensionnaires de la maison de retraite locale entament une grève de la faim pour protester contre la mauvaise qualité de leurs repas... Durée : 00:00 Année : 1995
A la veille de l'ouverture d'une MJC, dans un quartier difficile, un énième vol à l'arraché pousse le préfet à en suspendre l'inauguration et l'ouverture. Anne Le Guen, qui vient de passer trois années à convaincre les plus réticents et à imposer cette infrastructure à une majorité frileuse, découvre à la faveur de cet incident que le maire, pour faire construire la MJC, a retouché le plan d'occupation des sols sans en avertir personne.
On dresse un chapiteau sur la place de la mairie. Anne Le Guen, refuse de signer l'autorisation technique garantissant la sécurité de l'installation.
Des travaux ont permis de mettre au jour une crypte du XIIe siècle. Charles Dubois, le maire de Mareuil-en-Artois, et Anne Le Guen préviennent les Monuments historiques, qui envoient un spécialiste, Gilles Gray. Cependant, un historien local, Delvaux, affirme publiquement que la crypte abrite la sépulture du Chevalier noir et qu'une malédiction pèse sur elle.
La sortie d'une classe de CM2 tourne au drame : le car qui devait conduire les enfants en forêt s'est évanoui dans la nature, ainsi que ses petits passagers. Ce kidnapping sème la panique dans la ville. Aussitôt, une cellule de crise se constitue à la mairie.
Un camarade de lycée de Léon, le fils d'Anne Le Guen, est fauché dans la nuit, et en plein centre-ville, par un poids lourd dont le chauffeur s'était endormi au volant. La municipalité et Anne Le Guen sont vivement critiqués pour n'avoir pas su gérer le dossier des camions circulant dans la commune.
C'est la panique à la mairie : le vernissage qui doit avoir lieu dans deux jours est sérieusement compromis, des tableaux ayant été envoyés par erreur à Marseille. A ce problème de dernière minute vient s'en ajouter un autre, plus délicat : les habitants de la rue des Fondeurs, en bordure d'un ancien terrain minier, ne paient plus leur loyer, faute de ressources suffisantes. Alertée par Juliette, une jeune femme qui élève seule son enfant et qui est menacée par les huissiers, Anne tente d'établir un plan d'aide sociale. C'est sans compter sur l'acharnement de Salvier, le propriétaire des immeubles, qui souhaite en exproprier tous les occupants afin de se livrer à une spéculation financière. Charles et Anne décident de négocier avec Salvier et de lui allouer une subvention pour éponger les dettes des locataires...