Trois balles dans la nuque, par derrière. Le 6 février 1998, le préfet Claude Érignac, en « mission » à Ajaccio pour tenter de ramener la paix dans l’île et apaiser des agriculteurs endettés, est assassiné. La réprobation des Corses est immense. Ils descendent dans la rue. Paris s’entête à poursuivre une fausse « piste agricole » qui envoie des dizaines d’exploitants en prison, dont plusieurs témoignent dans ce deuxième épisode d’Une tragédie corse. Pour succéder à Érignac, Paris nomme un préfet à poigne, Bernard Bonnet, qui finit… en prison. L’étau se resserre sur un groupe de militants venus de Cargèse. Les membres du commando sont arrêtés, sauf Yvan Colonna, qui est désigné comme le tireur. Le berger entame une longue cavale dont il connaît les règles. Sauf une : ne jamais rester trop longtemps chez un hôte.