Le 4 juillet 2003, après quatre ans dans le maquis, Yvan Colonna est arrêté chez un éleveur de chèvres comme lui. Nicolas Sarkozy se félicite de l’arrestation de « l’assassin du préfet Érignac ». « En droit, je n’aurais pas dû le dire comme cela », confesse l’ex-ministre de l'Intérieur. Durant le procès d’Yvan Colonna, Alain Ferrandi, chef du commando Érignac, refuse de dédouaner celui-ci. « Tout le monde comprend la même chose », décrypte le président de la cour d’assises : « Ne comptez pas sur moi pour dire qu'il y était, mais ne comptez pas sur moi pour dire qu'il n'y était pas. » dix-huit ans de prison plus tard, Colonna est un détenu « libérable » rêvant de rejoindre son fils aîné qui a « fait berger, comme [son] père ». Mais, en mars 2022, un islamiste radicalisé nommé « auxiliaire sport », contre l’avis des surveillants, témoigne l’un d’entre eux, l’étrangle à mort. L’île s’embrase, crie au complot et accourt aux funérailles de celui auquel elle avait tourné le dos a