All Seasons

Season 1

  • S01E01 Le militant

    • June 9, 2026
    • France 2

    Comment devient-on nationaliste corse quand on est fils d’un père député « républicain » et d’une mère bretonne ? Ce premier épisode d’Une tragédie corse retrace l’itinéraire politique d’Yvan Colonna, qui grandit dans le sud d’une île gagnée par le tourisme de masse et privée d’université. Lorsque le FLNC est créé en 1976, le berceau familial de Cargèse compte déjà les militants à cagoule les plus actifs de Corse. Le jeune Yvan Colonna commet ses premiers attentats contre des hôtels, des villas ou encore un Club Med tout proche. Lorsque des rivalités éclatent entre clandestins, le secteur de Cargèse se replie sur lui-même, persuadé désormais que pour gagner l’indépendance il faut « faire plier l’État » en frappant fort.

  • S01E02 Le coupable

    • June 9, 2026
    • France 2

    Trois balles dans la nuque, par derrière. Le 6 février 1998, le préfet Claude Érignac, en « mission » à Ajaccio pour tenter de ramener la paix dans l’île et apaiser des agriculteurs endettés, est assassiné. La réprobation des Corses est immense. Ils descendent dans la rue. Paris s’entête à poursuivre une fausse « piste agricole » qui envoie des dizaines d’exploitants en prison, dont plusieurs témoignent dans ce deuxième épisode d’Une tragédie corse. Pour succéder à Érignac, Paris nomme un préfet à poigne, Bernard Bonnet, qui finit… en prison. L’étau se resserre sur un groupe de militants venus de Cargèse. Les membres du commando sont arrêtés, sauf Yvan Colonna, qui est désigné comme le tireur. Le berger entame une longue cavale dont il connaît les règles. Sauf une : ne jamais rester trop longtemps chez un hôte.

  • S01E03 Le symbole

    • June 9, 2026
    • France 2

    Le 4 juillet 2003, après quatre ans dans le maquis, Yvan Colonna est arrêté chez un éleveur de chèvres comme lui. Nicolas Sarkozy se félicite de l’arrestation de « l’assassin du préfet Érignac ». « En droit, je n’aurais pas dû le dire comme cela », confesse l’ex-ministre de l'Intérieur. Durant le procès d’Yvan Colonna, Alain Ferrandi, chef du commando Érignac, refuse de dédouaner celui-ci. « Tout le monde comprend la même chose », décrypte le président de la cour d’assises : « Ne comptez pas sur moi pour dire qu'il y était, mais ne comptez pas sur moi pour dire qu'il n'y était pas. » dix-huit ans de prison plus tard, Colonna est un détenu « libérable » rêvant de rejoindre son fils aîné qui a « fait berger, comme [son] père ». Mais, en mars 2022, un islamiste radicalisé nommé « auxiliaire sport », contre l’avis des surveillants, témoigne l’un d’entre eux, l’étrangle à mort. L’île s’embrase, crie au complot et accourt aux funérailles de celui auquel elle avait tourné le dos a